Contact

02 99 33 36 00

Lorans, les solutions fluides / Avenue Chardonnet / CS 61210 / 35012 RENNES Cedex

Voir tous les résultats
brasure tendre et forte

Le brasage consiste à assembler par capillarité des pièces métalliques à jeu faible (0,05 à 0,2mm) entre elles avec un métal d’apport dont la température de fusion est inférieure à celles des pièces à assembler. Cependant, suivant les pièces à assembler, la conductivité thermique mais aussi la tenue mécanique souhaitée, il faut avoir recours à différentes méthodes.

Brasure tendre

Le brasage est dit « tendre » lorsque la température de fusion du métal d’apport est en deçà de 450°C. Le brasage tendre utilise un alliage à base d’étain ayant une température de fusion comprise entre 180° et 450°C. De par sa température de fusion basse, il est possible d’assembler presque tous les métaux ensemble. Cependant, la limite du brasage tendre réside dans sa résistance mécanique qui est de 5kg/mm². Au-delà, il faudra utiliser une autre méthode de brasage dite  « forte ».

Brasure forte

Lorsque la température de fusion du métal d’apport dépasse les 450°C, on parle d’un brasage fort. Le plus souvent, les alliages utilisés pour réaliser cette brasure sont à base de cuivre, d’argent ou de zinc et fondent entre 600 et 700°C empêchant donc d’assembler des métaux tels que le zinc, le plomb et l’étain, qui ont des températures de fusion inférieures.

Attention, lorsque l’on veut réaliser un brasage pour des conduites de gaz, les brasures utilisées doivent être certifiées « ATG ». De surcroît, la brasure n’est pas adaptée à des assemblages à joint épais contrairement à la soudo-brasure qui résistera bien mieux aux contraintes sévères.

Les appareils pour braser

Suivant la technique utilisée - tendre ou forte – différents appareils sont à utiliser, nous distinguons 2 types :

  1. 1. La brasure au fer chauffant réalisée grâce au fer à souder ou à la station soudage permettant de ne pas exposer les matériaux directement à une flamme mais ne pouvant atteindre qu’une température de l’ordre des 400°.
  2. 2. La brasure à flamme utilisant la lampe à souder, le chalumeau oxygène acétylène ou le poste à soudez gaz permettant une élévation de la température au-delà des 600°.

Flux décapant

Que l’on réalise une brasure tendre ou forte, l’utilisation d’un flux décapant est obligatoire. En effet, celui-ci permet de préparer les pièces.
Il peut se trouver sous différentes formes :

  • La première, est lorsqu’il est directement intégré au matériel d’apport, ce qui permet de n’avoir aucune mise en œuvre particulière à réaliser,
  • Il peut également être sous forme liquide ou crème et doit être appliqué grâce à un pinceau sur la pièce froide,
  • Enfin, sous forme de poudre, il faut tremper la baguette dans le pot afin de revêtir le produit.

A noter que suivant l’alliage utilisé pour la brasure ainsi que les métaux à assembler, le décapant sera différent. Par exemple, pour un alliage cuivre/phosphore sur un métaux pur cuivre ou plomb, le phosphore présent dans l’alliage aura un rôle de décapant. A contrario, dès lors où il ne s’agit plus de cuivre ou plomb pur, il faudra utiliser un décapant externe. Enfin, pour un alliage utilisant de l’argent (jusqu’à 40%), le décapant externe devra être plus fluide et avec un point de fusion inférieur grâce à l’argent qui préserve les caractéristiques mécaniques à basse température.